Point de Mire

Investir dans son bien immobilier pour sa retraite, une stratégie gagnante

Pasquale Zarra 900Paquale Zarra, Directeur, PensExpert SA, Lausanne,

Septembre 2017:

Titulaire du Diplôme fédéral de gérant de caisse de pension, Pasquale Zarra est responsable du développement du marché suisse romand pour la Maison lucernoise PensExpert SA dont il est associé et, depuis 2010, Directeur de sa succursale lausannoise. Créée à Lucerne en mai 2000, PensExpert SA propose, depuis bientôt douze ans, des solutions innovantes en matière de prévoyance professionnelle en ce qui concerne la partie surobligatoire du 2e pilier et la prestation de libre passage.

Les restrictions légales imposées au système de retraite suisse -nécessitent une bonne dose de créativité afin de trouver des stratégies efficaces pour protéger et nourrir son patrimoine. D’autant plus lorsque les marchés financiers font grise mine. Pour les propriétaires de biens immobiliers, il existe une toute nouvelle solution, à la fois rémunératrice, peu risquée et, cerise sur le gâteau, non corrélée aux perturbations des marchés?! Le principe est simple?: il s’agit de placer jusqu’à 50% de son dépôt de prévoyance dans un fonds hypothécaire, tel que le fonds «?IST2 Hypothèques résidentielles?». Via ce fonds, les assurés pourront ainsi financer jusqu’à 65% de la valeur marchande de leur résidence principale ou respectivement entre 40 à 50% de leur résidence secondaire ou d’un immeuble de rendement. Les avantages sont évidents?: non seulement les intérêts créditeurs rémunèrent le capital de retraite de l’assuré, mais les intérêts débiteurs sont fiscalement déductibles. Ajoutons que les dividendes attribués sont exonérés d’impôts dans le dépôt et qu’il s’agit d’un placement stable.

Afin d’éviter tout risque de défaillance dans ce groupe de placement, lors de l’attribution des prêts hypothécaires, l’assuré intéressé par une telle stratégie sera soumis à un examen de ses capacités financières (calcul de portabilité), comme cela se fait pour une banque.

Plus que jamais, il est temps de profiter des petites fenêtres de liberté que laisse le système suisse de prévoyance. Elles montrent que dans un contexte tendu, une plus grande flexibilité est nécessaire. Dommage que le législateur n’en tienne pas suffisamment compte dans ses projets de réforme…