Point de Mire

Protection des données et prévoyance: Faire valoir ses choix jusqu’au dernier moment

Pasquale Zarra 900Paquale Zarra, Directeur, PensExpert SA, Lausanne,

Mars 2018:

Titulaire du Diplôme fédéral de gérant de caisse de pension, Pasquale Zarra est responsable du développement du marché suisse romand pour la Maison lucernoise PensExpert SA dont il est associé et, depuis 2010, Directeur de sa succursale lausannoise. Créée à Lucerne en mai 2000, PensExpert SA propose, depuis bientôt douze ans, des solutions innovantes en matière de prévoyance professionnelle en ce qui concerne la partie surobligatoire du 2e pilier et la prestation de libre passage.

A la retraite, chacun aspire à vivre un repos bien mérité après de longues années de labeur. Le système des trois piliers, avec ses qualités et malgré de trop nombreuses restrictions, permet en principe d’atteindre ce cap dans des conditions satisfaisantes. Et, en fonction de la situation de l’assuré (revenu, situation professionnelle, etc.), nous ne saurions que trop recommander l’élaboration d’un plan de prévoyance adapté.
Mais, qu’en est-il, lorsque les beaux projets sont remis en question par une maladie ou un accident qui affecte la capacité de discernement ?
S’il est important de protéger son patrimoine de retraite, il n’est pas moins nécessaire de s’assurer que celui-ci sera géré selon ses vœux et par une personne de confiance. Depuis 2013, le droit de la protection de l’adulte règle la question grâce au mandat pour cause d’inaptitude, auquel s’ajoutent les directives anticipées pour les décisions médicales.
Réalisé lorsque la personne est capable de discernement, le mandat pour cause d’inaptitude permet ainsi de définir par écrit, aussi précisément que possible, les tâches à confier au nouveau titulaire de son choix et la façon de les effectuer : gestion de patrimoine, mais aussi assistance personnelle ou encore représentation juridique. Les directives anticipées offrent la possibilité d’inscrire les traitements médicaux consentis ou non, et de nommer celui ou celle qui pourra prendre es décisions à sa place. La démarche, fondamentale, demande du temps et de la précision. C’est pourquoi, tout comme pour l’élaboration d’un plan de prévoyance, l’expertise d’un conseiller sera d’une aide précieuse.
En offrant une base légale à ces deux instruments, le législateur montre qu’il croit à l’importance du principe d’autodétermination. Qui, en effet, est mieux placé que soi pour gérer son avenir et prendre les décisions les plus adaptées à ses besoins ? Puissent nos autorités s’en souvenir lorsqu’elles réfléchissent aux solutions censées pérenniser notre système de prévoyance.