Point de Mire

Reprise de la croissance en Suisse romande

Article publié en juillet 2017
L’embellie conjoncturelle, très marquée pour le canton de Vaud, s’étend aujourd’hui à l’ensemble des autres cantons romands. Le produit intérieur brut (PIB) romand, tel que déterminé par le CREA en collaboration avec les six banques cantonales romandes, a bien résisté à la suppression par la Banque nationale suisse, en janvier 2015, du taux plancher du franc par rapport à l’euro. Après une croissance divisée par deux en 2015, la progression du PIB romand devrait atteindre 1,5% cette année, pour s’approcher de 1,9% en 2018. Cette croissance de l’économie romande est ainsi de nouveau en ligne avec celle de toute la Suisse estimée à 1,6% pour 2017 et à 1,9% pour 2018. Ce sont là les chiffres qui ont été communiqués le 10 mai dernier par Jean-Pascal Baechler de l’Observatoire BCV de l’économie romande dans le cadre d’une présentation à la presse de la désormais traditionnelle étude sur le PIB romand qui en est à sa 10e année consécutive de parution. Un point presse organisé à Genève par la BCGE.

Baechler

Jean-Pascal Baechler, coordinateur de l’étude et responsable de l’observatoire BCV de l’économie romande

La Suisse romande, l’une des région les plus prospères d’Europe

En liaison avec cette étude, son coordinateur Jean-Pascal Baechler a présenté également les résultats d’une analyse comparative au niveau des PIB des dix régions européennes les plus prospères vues sous l’angle de la création de valeur par habitant. Il en ressort que la Suisse romande s’est hissée en 2015 dans le top 10 des régions comparables les plus prospères et attrayantes. Avec un gain de quatre places, du 12e au 8e rang, elle n’est devancée que par l’Inner London-West (City de Londres), le Luxembourg et, faut-il le préciser, par cinq autres régions suisses (Zurich, Tessin, Suisse du nord-ouest, Suisse centrale et Berne–Soleure).

Pour 2017 et 2018, a-t-il encore été souligné par le représentant de la BCV, l’économie romande devrait notamment bénéficier d’une amélioration de l’environnement mondial grâce à la poursuite de la reprise dans la zone euro, à une économie américaine relativement solide et à la consolidation de la croissance dans les pays émergents. Gageons que sa position, tant au plan européen que mondial, pourrait ainsi s’améliorer encore.

Jean-Pierre Michellod